Bien comprendre l’électrostimulation

 

En quelques mots : l’électrostimulation consiste à stimuler des fibres musculaires ou nerveuses, à l’aide d’un courant électrique délivré via des électrodes positionnées sur la peau, au niveau de la zone à travailler. L’électrostimulation permet ainsi d’améliorer les caractéristiques musculaires (élasticité, tonus, force), les facultés cardio-respiratoires et les performances sportives, de contribuer à la rééducation musculaire, d’améliorer l’esthétique corporelle et de soulager la douleur.

 

Pour mieux pratiquer et bien choisir son électrostimulateur, il est important de tout savoir sur l’électrostimulation.


Voici toutes les informations nécessaires à parfaire vos connaissances et améliorer votre pratique.



Aller directement à la partie traitant des questions :


a. Déroulement d'une séance d'électrostimulation

bEfficacité de l'électrostimulation

cCaractéristiques techniques d'un électrostimulateur

d. Utilisation des électrodes et du gel

e. Utilisation et contre-indications d'un électrostimulateur

 

 

a. Tout savoir sur le déroulement d’une séance d’électrostimulation.

 

i.      Combien de temps dure une séance d’électrostimulation ?

 

La durée d’une séance d’électrostimulation est très variable, elle dépend de l’objectif de la séance ainsi que de la fréquence appliquée.


Une séance d’électrostimulation, de la phase d’échauffement à la phase de récupération, peut durer de 5 minutes jusqu’à 2 heures.


Pour information, l’électrostimulateur indique la durée conseillée de la séance. Pour une meilleure efficacité et une garantie de sécurité optimale, il est fortement recommandé de se fier à ces instructions.

 

 

ii.    A quelle fréquence faut-il pratiquer l’électrostimulation ?

 

Pour des résultats visibles et durables, il est conseillé de pratiquer l’électrostimulation sur une base régulière et équilibrée, soit 2 à 6 séances hebdomadaires par muscle travaillé.


Le nombre de séances dépend notamment du programme utilisé, de la condition physique de l’utilisateur et de son niveau d’expérience en électrostimulation.


Ainsi, un athlète de haut niveau qui pratique l’électrostimulation depuis longtemps pourra effectuer davantage de séances qu’un amateur à ses débuts.


Attention : la stimulation excessive d’un muscle en continu (au-delà de 80 minutes) peut présenter des risques.

 

 

iii.   A partir de quand les résultats sont-ils visibles ?

 

L’efficacité de l’électrostimulation, scientifiquement prouvée, dépend de l’objectif recherché : les programmes à visée esthétique (lipolyse par exemple) nécessitent environ 25 séances pour des résultats visibles, alors que 4 semaines d’utilisation d’une ceinture abdominale permettent d’obtenir des abdominaux visiblement plus gainés.


Quoi qu’il en soit, plus le travail d’électrostimulation est effectué de manière régulière et disciplinée, plus vite les résultats apparaissent.

 

 

iv.   Quelle position adopter lors de la séance d’électrostimulation ?

 

La position à adopter lors d’une séance d’électrostimulation dépend bien entendu du muscle ciblé, mais aussi du type de programme utilisé.


En effet, les programmes qui induisent des contractions importantes nécessitent une pratique en « isométrique », alors que les programmes à visée antalgique et bien-être doivent être effectués dans la position la plus confortable possible.


Zoom sur le travail en isométrique : dès lors que la contraction musculaire induite par le courant électrique est de nature à provoquer un mouvement, il faut empêcher ce mouvement en fixant les extrémités du membre dont un muscle est stimulé.


Par exemple, lorsque le muscle travaillé est le quadriceps, il est conseillé de fixer les chevilles pour empêcher l’extension du genou.


Travailler en isométrique offre 2 avantages : sécurité, dans la mesure où cela permet d’éviter des mouvements brusques et inopinés, et confort puisque cela réduit considérablement le risque de crampes.


Quoi qu’il en soit, la position à adopter lors de la séance d’électrostimulation est indiquée sur le manuel fourni avec l’appareil : il est judicieux de s’y conformer.

 

 

v.    Comment régler l’intensité de l’électrostimulateur ?

 

Le niveau d’intensité de l’électrostimulateur détermine la quantité des fibres musculaires mobilisées : plus l’intensité est faible, plus le travail est effectué en superficie, et inversement.


L’intensité doit donc être réglée en fonction du type de programme effectué.


 

Type de programme

Intensité



Programmes dentraînement (renforcement et développement musculaire)







Intensité maximale : plus l’intensité est élevée, plus le nombre de fibres recrutées est important. Pour des résultats d’autant plus efficaces, il est important d’augmenter progressivement l’intensité au cours de la séance, et de séance en séance.


Attention : le niveau d’intensité doit néanmoins être réglé dans la limite du supportable. La tolérance aux intensités diffère selon les individus.



Programmes complémentaires (récupération, capillarisation, relaxation)



Intensité suffisante pour produire des secousses visibles. Il est inutile d’utiliser l’intensité maximale.


Programmes TENS



Intensité suffisante pour ressentir un fourmillement.


Phase de repos




Pendant la phase de repos, l’intensité est automatiquement réglée à 50% de l’intensité fixée en phase de travail. Les secousses permettent d’augmenter le débit sanguin et ainsi d’améliorer la récupération.

 

 

Conseil : aux débuts de sa pratique, il est judicieux pour l’utilisateur débutant d’observer une période d’adaptation : une semaine au cours de laquelle il utilise une intensité raisonnable afin de constater les effets de l’électrostimulation sur son propre organisme.


 

A savoir : quelle que soit l’intensité utilisée, l’électrostimulation ne présente aucun risque. En effet, l’intensité croît de manière progressive, pour éviter toute déchirure musculaire.

 

 

b. Tout savoir sur l’efficacité de l’électrostimulation.

 

i.      Electrostimulation et perte de poids.

 

Non, pratiquer l’électrostimulation ne fait pas maigrir. Néanmoins, associée à une hygiène de vie adaptée, l’électrostimulation contribue de manière significative à améliorer l’esthétique corporelle.


En effet, de nombreux programmes d’électrostimulation à visée esthétique permettent d’améliorer l’aspect de la silhouette et de la peau : les programmes tonus, lipolyse, drainage, entre autres, permettent notamment de raffermir les chairs et de lisser la peau.


Dans le cadre d’un régime alimentaire adapté, l’électrostimulation est donc un complément de choix pour un travail esthétique global et complet.

 

 

ii.    Electrostimulation et soulagement de la douleur.

 

Oui, l’électrostimulation est une méthode largement efficace dans le soulagement et le traitement de la douleur. Pour preuve, elle est aujourd’hui utilisée dans de nombreux centres de soins, par des médecins rééducateurs et autres professionnels de la santé.


Comment l’électrostimulation antalgique fonctionne-t-elle ? Les micro-courants électriques sont dirigés de manière précise vers la zone douloureuse, pour stimuler les fibres nerveuses : la stimulation électrique soulage la douleur quelle qu’elle soit.


L’électrostimulation anti-douleur est efficace quel que soit le type de douleur (dorsale, musculaire, etc.) et sa localisation.


Attention : l’électrostimulation antalgique peut être pratiquée par le patient lui-même. Lorsqu’elle est pratiquée à la suite d’une opération ou d’un traitement lourd, il est préférable de se rapprocher au préalable d’un médecin afin d’obtenir l’avis et les conseils d’un professionnel en la matière et éviter toute prise de risque inutile.

 

 

iii.   Electrostimulation et récupération.

 

La phase de récupération fait partie intégrante de l’entraînement : mieux la récupération est effectuée, plus l’entraînement est efficace et confortable.


Dans cette optique, les programmes de récupération offerts par l’électrostimulateur permettent d’optimiser les phases de récupération : les stimulations contribuent à augmenter le débit sanguin, accélérant ainsi le processus de régénération musculaire.

 

 

iv.   Electrostimulation et endurance.

 

Appliqués à une intensité moyenne, sur une longue durée, les programmes « endurance » offerts par l’électrostimulateur permettent d’améliorer de manière significative l’endurance de l’utilisateur, une qualité essentielle pour le sportif.


L’électrostimulation permet en effet d’améliorer la capacité du muscle à utiliser l’oxygène, afin de maintenir un effort plus intense, sur une durée plus longue.

 

 

v.    Electrostimulation et force musculaire.

 

Dans la pratique de nombreux sports tels que la natation, le football ou encore la course, l’électrostimulation est un complément particulièrement efficace pour améliorer visiblement la force et la force explosive (vitesse de contraction).


Il a notamment été mesuré que, à entraînement traditionnel égal, un groupe de basketteurs ayant en plus pratiqué l’électrostimulation a plus amélioré sa force explosive qu’un groupe s’entraînant uniquement de manière traditionnelle.

 

 

vi.   L’électrostimulation comme complément de l’entraînement traditionnel.

 

L’électrostimulation utilisée en renfort optimise l’entraînement traditionnel : elle permet de s’entraîner plus et mieux, de manière globale, d’améliorer plus rapidement les performances, et d’obtenir de meilleurs résultats.


Ainsi, l’électrostimulation pratiquée en complément de l’entraînement traditionnel offre non seulement un gain de temps significatif, mais permet également d’atteindre un niveau de performance qui serait difficile à atteindre en entraînement traditionnel seul, quelle que soit sa fréquence.


Outre ces avantages incontestés, l’électrostimulation est particulièrement adaptée en tant que complément de l’entraînement traditionnel, puisqu’elle optimise les phases de récupération : dans la mesure où la condition physique est mieux préservée, il est possible d’augmenter la fréquence des entraînements.

 

 

vii.  Combinaison de l’électrostimulation et d’un sport en particulier.

 

Ski, golf, natation, running, certains électrostimulateurs proposent des programmes spécifiquement adaptés à la pratique d’un sport en particulier.


L’électrostimulation permet alors d’atteindre plus rapidement le niveau de performance visé, en concentrant le travail sur les muscles les plus sollicités dans la pratique de ce sport, tout en optimisant les phases d’échauffement et de récupération.

 

 

viii.Combinaison de l’électrostimulation avec l’entraînement traditionnel.

 

Utilisée en complément de l’entraînement traditionnel, l’électrostimulation peut se pratiquer en même temps ou en dehors de cet entraînement.


En dehors de l’entraînement, il est important de suivre les phases d’échauffement, d’entraînement et de récupération, pour une meilleure efficacité et une sécurité optimale.


Lorsque l’électrostimulateur est utilisé pendant l’entraînement traditionnel, il est conseillé d’alterner travail en électrostimulation et travail traditionnel en gardant à l’esprit que l’électrostimulation « fatigue » les muscles davantage que l’entraînement traditionnel.


Ainsi, en mode « Force » ou « Force explosive », commencer par l’entraînement traditionnel est plus judicieux ; à défaut, les muscles sont trop mis à mal par le travail préalable en électrostimulation.


A contrario, en mode « Résistance », débuter par l’électrostimulation permet de créer une « pré-fatigue » et de rendre d’autant plus efficace l’entraînement traditionnel qui suit.

 

 

ix.   Intensité en programmes d’entraînement.

 

Plus l’intensité est élevée, plus le nombre de fibres musculaires recrutées est important.


Pour les entraînements en renforcement et développement musculaires, stimuler le plus grand nombre de fibres musculaires permet d’optimiser l’entraînement et d’obtenir des résultats plus efficaces, plus rapidement.


Il est donc recommandé de régler l’intensité au maximum, dans la limite du supportable : les contractions ne doivent jamais devenir douloureuses.

 

 

x.    Intensité en programmes complémentaires.

 

En programmes complémentaires - récupération, capillarisation, relaxation - contrairement aux programmes d’entraînement, l’électrostimulateur doit être réglé en intensité moyenne : il suffit que les secousses musculaires soient visibles.

 

 

c. Tout savoir sur les caractéristiques techniques de l’électrostimulateur.

 

i.      Electrostimulateur 2 ou 4 canaux.

 

Un électrostimulateur peut proposer 2 ou 4 canaux - ou voies : un câble est branché sur chaque canal (ou voie), chaque câble porte 2 électrodes.


Ainsi, un électrostimulateur 2 canaux permet de travailler avec 4 électrodes, alors qu’un électrostimulateur 4 canaux permet de travailler avec 8 électrodes, soit le double : avec un 2 voies, il est possible de stimuler simultanément 2 groupes musculaires, avec un 4 voies, il est possible de stimuler jusqu’à 4 groupes musculaires.


Le 4 voies permet donc d’optimiser l’efficacité de l’entraînement et de gagner du temps.


A savoir : il existe des électrostimulateurs en 2x2 voies.


Ces appareils permettent de travailler sur 4 groupes musculaires en simultané, mais la puissance est divisée par 2.


Il existe en outre des électrostimulateurs en 2+2 voies : ceux-ci sont des 4 voies, à la différence près qu’il permettent d’appliquer, sur 4 groupes musculaires, 2 programmes différents en simultané.

 

 

ii.    Electrostimulateur à pile ou à batterie.

 

Un électrostimulateur peut être alimenté de 3 manières différentes.

 

Electrostimulateur à piles.


L’appareil est moins cher à l’achat.


En usage intensif, les piles s’épuisent très rapidement, il faut prévoir de les remplacer régulièrement.


Electrostimulateur sur batterie ou accumulateur.



L'appareil jouit d’une autonomie optimale (3 à 20 heures selon le programme et l’intensité utilisée).


L’appareil est généralement plus cher à l’achat. Néanmoins, la différence de prix est amortie en moyenne sur un an d’utilisation régulière.


Electrostimulateur sur batterie à charge rapide ou « secteur ». Cet appareil peut être utilisé alors même qu’il est en charge. Ce type d’alimentation est réservé aux professionnels.

 


iii.   Chargement de la batterie de l’électrostimulateur.

 

Il est recommandé de charger la batterie de l’électrostimulateur au maximum avant sa première utilisation.

Le temps de chargement est très variable, selon les appareils : il peut durer de 2 à 10 heures ; pour information, cette durée est indiquée dans le manuel d’utilisateur.

Conseil : pour un fonctionnement optimal de la batterie sur le long terme, il est conseillé, lors des premières utilisations, de charger et de décharger l’électrostimulateur à 100%.

 

 

d. Tout savoir sur les électrodes et le gel.

 

i.      La longévité des électrodes. (quand changer les electrodes compex, quand changer les electrodes slendertone, quand changer les electrodes électrostimulateur).

 

La durée de vie des électrodes est bien entendu très variable, selon leur qualité mais aussi en fonction de l’état de la zone de la peau sur laquelle l’électrode est appliquée.


En règle générale, il faut compter entre 15 et 40 utilisations.


Conseil : pour une meilleure longévité, la peau doit être préalablement épilée, nettoyée et séchée.

 

 

ii.    Les différentes dimensions des électrodes.

 

Rondes, carrées ou rectangulaires, il existe des électrodes de formes diverses et de tailles très variées.


Pour une meilleure efficacité, il faut choisir une taille d’électrode adaptée à la taille de la zone à travailler : pour un travail en précision, sur une zone peu étendue, il faut choisir une petite électrode, alors qu’une électrode plus large permet de stimuler une zone plus vaste, en tout confort.

 

 

iii.   Bien positionner les électrodes.

 

Sur chaque câble, branché sur chaque canal, sont branchées 2 électrodes : l’électrode positive, de couleur rouge, et l’électrode négative, transparente ou noire.


L’électrode positive doit être placée sur le point moteur du muscle : pour un positionnement d’une meilleure précision, il ne faut pas hésiter à déplacer plusieurs fois l’électrode jusqu’à trouver le point exact.


L’électrode négative quant à elle se positionne sur le trajet du muscle.


Pour information, l’électrostimulateur est généralement accompagné d’un guide de positionnement des électrodes.

 

 

iv.   Les risques en cas de mauvais positionnement des électrodes.

 

Mal positionner les électrodes ne présente aucun risque, hormis celui d’obtenir des résultats moins efficaces !

 

 

v.    Le gel, mode d’emploi.

 

Le gel électroconducteur présente 3 intérêts primordiaux : il apporte un confort de stimulation non négligeable en diminuant significativement les sensations désagréables, il augmente la longévité des électrodes, il optimise l’efficacité des stimulations.


Pour ces 3 raisons, il est indispensable d’appliquer du gel de manière systématique.

 

 

e. Conseils d’utilisation et contre-indications.

 

i.      Les contre-indications.

 

Il est formellement interdit d’utiliser un électrostimulateur :


 

-    aux personnes épileptiques,


-    aux personnes qui portent un pacemaker.


 

Dans certains cas de figure, il est absolument nécessaire d’adapter la pratique de l’électrostimulation :


 

-    les femmes enceintes, ou les personnes qui ont une hernie ou une éventration, doivent éviter la région du ventre,


-    les personnes cardiaques ne peuvent pas appliquer la stimulation au niveau du coeur.


 

En tout état de cause, l’électrostimulation ne doit pas être appliquée au niveau de la tête, sauf les programmes esthétiques spécifiquement conçus pour être appliqués sur des zones précises du visage.

 

 

ii.    Les mesures de sécurité.

 

Pour utiliser son électrostimulateur en toute sécurité, et obtenir des résultats efficaces, il est important de suivre ces recommandations de base :


 

-    En cas de fragilité sur le plan de la santé, il est fortement recommandé de s’adresser à un médecin préalablement à toute utilisation d’un électrostimulateur.


-    Lors de la toute première séance d’électrostimulation, l’utilisateur peut avoir une réaction inattendue et être victime d’un léger malaise. Ce cas de figure est très rare, il s’observe surtout chez les personnes particulièrement sensibles et émotives qui ont une appréhension, consciente ou non, face à l’électrostimulation. Dans cette hypothèse, la personne se couche et relève ses jambes le temps de reprendre ses esprits. Même si une telle réaction est extrêmement rare, il est conseillé de pratiquer les premières minutes d’électrostimulation en position assise ou couchée, afin de prévenir tout risque de chute en cas de malaise léger.


-    Les électrostimulateurs réservés à un usage professionnel ne doivent pas être utilisés par des profanes, au risque de subir des brûlures en cas de mauvaise utilisation.


-    L’électrostimulateur ne doit bien entendu pas être utilisée dans des environnements humides, tels qu’un hammam ou une balnéo. A fortiori, l’appareil ne peut être utilisé dans un bain.


 

Voici en outre des conseils incontournables pour bien utiliser les électrodes :

 

-    Les électrodes ne peuvent évidemment pas être appliquées sur une zone de peau présentant une lésion quelle qu’elle soit : eczéma, brûlure, plaie, allergie, piqûre d’insecte … Les alentours de la zone en question doivent également être évités.


-    L’électrode doit être positionnée sur une peau préalablement nettoyée, dégraissée et séchée.


-    L’intégralité de la surface de l’électrode doit être en contact avec la peau.


-    L’électrode positive et l’électrode négative ne peuvent pas être appliquées de manière controlatérale, c’est-à-dire de part et d’autre de la ligne médiane du corps.


-    L’électrostimulateur doit être mis hors tension préalablement à tout retrait ou déplacement des électrodes.


-    En règle générale, les électrodes ne sont pas étanches : elles ne peuvent être plongées dans l’eau. Il est également fortement déconseillé de les enduire d’un solvant.


-    Pour une meilleure hygiène, les électrodes sont réservées à un usage strictement personnel, et ne peuvent être prêtées d’utilisateur en utilisateur.


-    Il peut arriver que l’électrode laisse une rougeur sur la peau ; cette réaction est rare et sans gravité : la marque disparaît d’elle-même en quelques minutes.


 

 

iii.   Les risques de l’électrostimulation.

 

La pratique régulière de l’électrostimulation présente-t-elle des risques sur le long terme ? Non, aucun !


En plusieurs dizaines d’années de pratique de l’électrostimulation, aucun effet secondaire ni problème quel qu’il soit n’a été soulevé.


 

 

iv.   Electrostimulation et stérilet.

 

Une femme porteuse d’un stérilet peut en principe pratiquer l’électrostimulation sans aucun souci.


Attention néanmoins, certains électrostimulateurs non conformes aux normes médicales en vigueur sont fortement déconseillés et peuvent représenter un danger pour ces femmes.


Il est donc important de bien se renseigner préalablement à toute acquisition d’un appareil d’électrostimulation.


 

 

v.    Electrostimulation et grossesse.

 

Comme mentionné plus haut, il est formellement interdit d’appliquer des stimulations au niveau du ventre d’une femme enceinte.


En tout état de cause, il serait totalement inutile de stimuler cette zone dans la mesure où la grossesse distend nécessairement les muscles abdominaux.


En revanche, une fois la grossesse aboutie et le feu vert du médecin obtenu, l’électrostimulation est un allié de taille pour ces femmes, qu’il s’agisse de remuscler progressivement la sangle abdominale ou de refaire travailler les muscles du périnée petit à petit.