Programme Prévention Amyotrophie

Pour prévenir l'amyotrophie, l'électrostimulation doit compenser l'inactivité totale du muscle en reproduisant une série de séquences de contractions comparables aux différents régimes de travail que connaît le muscle en activité normale.
Les phases principales du traitement seront effectuées avec des fréquences habituelles de fonctionnement des fibres lentes pour compenser leur amyotrophie préférentielle.
De plus, pour compenser l'inactivité totale du muscle immobilisé et pour lutter contre le réflexe d'inhibition post-opératoire ou traumatique, le traitement devra être relativement long.

Pour prévenir l'amyotrophie, nous devons :

  • Travailler en monopolaire : une grande électrode indifférente et une plus petite active de polarité positive placée au niveau du point moteur du muscle que l'on veut stimuler.
  • Utiliser des impulsions biphasiques compensées symétriques car, pour une intensité électrique déterminée, c'est avec ce type d'impulsions que le recrutement spatial est maximum c'est-à-dire que le plus grand nombre d'unités motrices est activé.
  • Pour offrir un confort optimum, utiliser des largeurs d’impulsions qui correspondent aux chronaxies des nerfs moteurs des muscles à stimuler.

Dans le cadre des programmes standards, il existe plusieurs largeurs d’impulsion différentes.

  • Utiliser des fréquences qui correspondent à celles de fonctionnement des fibres lentes.
  • Deux niveaux de difficultés sont proposés afin de permettre de faire évoluer le traitement en fonction des résultats obtenus.
  • L'utilisation d'énergies maximales sera rarement possible vu l'immobilisation plâtrée ou les impératifs postopératoires. Toutefois vous veillerez à ce que des énergies suffisantes soient employées afin d'éviter qu'un trop grand nombre d'unités motrices reste au repos complet.
  • L’un des facteurs-clé de l’efficacité de la plupart des programmes d’électrostimulation est de travailler avec des énergies maximales supportables. Plus les énergies de stimulation sont élevées, plus le nombre de fibres musculaires qui travaillent est important et, par conséquent, plus grands seront les progrès obtenus. Dans de nombreuses situations cliniques, un syndrome douloureux, d’intensité variable, affecte les régions proches du groupe musculaire à stimuler. Cette douleur peut vous empêcher de travailler avec les énergies de stimulation élevées requises. Les électrostimulateurs les plus évolués permettent d’associer ce programme avec un programme TENS. Cette association est optionnelle et doit être préalablement activée par l’utilisateur.

- Canaux 1 et 2 : travail musculaire imposé par le programme Prévention d’amyotrophie.

- Canaux 3 et 4 : programme TENS.

Les règles pratiques d’utilisation sont les règles habituelles des programmes d’électrostimulation musculaire (travail musculaire) et du traitement antalgique de type TENS. Elles doivent toutefois être adaptées avec précaution à la répartition des courants de stimulation.

- Canaux 1 et 2 : travail musculaire imposé par le programme Prévention d’amyotrophie.

  • Électrodes positionnées comme indiqué selon le muscle à stimuler.
  • Énergies de stimulation maximales supportables.

- Canaux 3 et 4 : programme TENS

  • Deux ou quatre grandes électrodes positionnées sur la région douloureuse.
  • Énergies de stimulation suffisantes pour obtenir une sensation bien nette de fourmillements.

Lorsque la combinaison TENS a été choisie :

  • La durée totale des traitements diffère selon les électrostimulateurs, mais de manière générale l’on trouve 3 séquences de travail :
  • Une première séquence d'échauffement d'une durée variable avec une fréquence de 6 Hz.
  • Une séquence de travail avec des contractions tétaniques de 30 Hz alternant avec des phases de relaxation actives (4 Hz).
  • Une dernière séquence de récupération d’une durée variable avec une fréquence de 3 Hz.

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